Le WebRTC : quels risques à s’y essayer ?

Le WebRTC : quels risques à s’y essayer ?

Le WebRTC est une technologie qui permet de transmettre des flux audio et vidéo en continu et d’échanger des données, en temps réel, entre deux navigateurs. Pour les particuliers comme pour les entreprises, le WebRTC apporte son lot d’avantages (expérience client personnalisée, feedback efficace, retour de l’humain au cœur des échanges, réduction des coûts, conversion de leads, etc.) mais peut-on se fier à une technologie aussi récente ?

 

Les entreprises peuvent-elles investir sans risque dans le WebRTC ?  

 

Le WebRTC fait son apparition officielle en 2013 sur le navigateur Chrome, bien qu’en 2011 déjà, Google a publié ses codes en Open Source. Aujourd’hui, en 2016, l’essentiel des navigateurs comme Google Chrome, Microsoft Edge, Mozilla et Opera, entre autres, ont intégré cette technologie. Les développeurs se sont déjà emparés du code Open Source pour réaliser les implémentations sur iOS, Android et Linux qui fonctionnent avec Chrome, Firefox et Opera.

 

Seul Safari reste, pour l’instant, à l’écart du développement WebRTC mais l’implémentation est en cours. De plus, l’écriture du standard est publiée sur le site du W3C et son code sur Google Code. De cette manière, les entreprises peuvent désormais investir dans des solutions basées sur le WebRTC sans prendre de risque.

 

Peut-on utiliser le WebRTC en toute sécurité ? 

 

Et qu’en est-il de la sécurité lorsqu’on parle WebRTC ? Qu’advient-il de nos données qui transitent sur Internet ? Les conférences peuvent-elles être écoutées à nos dépens ? Qui peut accéder aux données utilisateurs ? Toutes ces questions nous viennent naturellement à l’esprit lorsque l’on associe les mots « communication » et « web ».

 

Le risque de se faire pirater est présent lorsque vous téléchargez et exécutez un fichier ou des applications VoIP depuis Internet par exemple, mais il disparait totalement si votre PC est équipé de configurations de Pare-feu. Le WebRTC ne requérant aucune installation sur le poste ni aucun téléchargement, les risques de piratage sont donc réduits au maximum. De plus, le WebRTC crypte les données qui transitent en temps-réel grâce au protocole DTLS (Datagram Transport Layer Security). Le protocole SRTP (Secure Real-Time Protocol) quant à lui, crypte les flux audio et vidéo.

 

Ainsi, la confidentialité des communications est assurée et aucun tiers ne peut écouter, voir ou falsifier les données qui transitent grâce à la technologie WebRTC. L’amélioration de la confidentialité des données échangées à l’intérieur de l’entreprise et la lutte contre l’espionnage depuis l’extérieur étant d’ailleurs deux des raisons majeures liées à la mise en œuvre de la technologie WebRTC.

 

Cette technologie innovante pourrait bien devenir incontournable dans le futur. Selon certaines études, le nombre d’utilisateurs individuels du WebRTC pourrait atteindre 1 milliard d’ici la fin 2016 et le nombre de PC, Smartphones, et tablettes connectés au WebRTC, les 4 milliards. Dans un monde ou l’instantanéité et la personnalisation sont reines, le WebRTC offre bien des avantages tant aux entreprises qu’à leurs clients.

 

 

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